Une passion ancienne

     Ma passion des plantes et la botanique, et au de là, de la nature, des paysages, des couleurs, de l’aménagement paysager, remonte à l’enfance. Ayant un horticulteur dans mon village d’Escamps, déjà installé avec de nombreuses serres, j’ai tout de suite été attiré tout d’abord pour le panel des couleurs de fleurs, l’immense diversité, les parfums, et j’aimais les choisir et les planter. Puis  grandissant la passion s’est confirmée et n’a cesser de croître s’élargissant aux plantes autochtones, arbustes, vivaces graminée…..Puis de la rencontre subite des iris barbus suite à la visite de l’iriserai de Thau.

J’ai alors 12/13 ans et commence la collection des iris… La place est la car il y a de la surface sur les causses et les terres familiales !

 

Une formation horticole

     Je me dirige donc vers des stages en pépinière : la gaec des Sources en 3° puis aux services espaces verts de la Mairie de Cahors alors avec 3 fleurs sous Patric Charoy ; puis une filière agricole, le Bac STAE Sciences et Techniques de l’Agronomie et de l’Environnement avec option Aménagement Paysager, à Albi...à seulement 1h des champs d’iris où je ne manque pas de les chérir tous les weekends et vacances scolaires !

     Les connaissances en biologie, agronomie, botanique, paysagers, sont très instructives et intéressantes, et en ce même temps après le « chemin des iris »  le « champs des iris » s’agrandit de plus en  plus et commence à se faire connaître un peu.

     Je rencontre M. Guillou Noël de Queylus qui possède une immense collection d’iris 2000 cultivars et m’en cède une grande quantité. Je plante et divise les iris avec mes parents. Avec lui et sa femme et mes parents nous voyageons à travers la France Iris en Provence, Lyon, L’iriserais de Cayeux, Bourdillon..

     Puis je continue à Toulouse avec un BTS Production Horticole, option florale. Beaucoup plus technique et approfondit, mais l’aspect ‘productiviste’ ‘rendement ‘ ‘traitements’ sont un peu moins intéressants  à mon goût, mais heureusement les champs d’iris sont à 1 h et les visites aux mois de mai augmentent avec les premiers clients.

 

Le début des hybridations d'iris et l'installation à Escamps

     Je commence à réaliser quelques hybridations à ‘tatons’ d’iris.

     20 ans, Diplôme agricole en poche, épaulée de mes parents et ma famille, je décide de me lancer dans un projet d’installation à Escamps.

     Je lance ma candidature pour aller travailler à « Iris en Provence » à Hyères les Palmiers dans le var pour analyser leurs méthodes de production, arrosage, commandes, où je me lis rapidement d’amitié avec Eric Besse et sa femme Isabelle. Tout deux m’encouragent et me coache pour ma future installation et abordons même une éventuelle possibilité de s’installer ensemble mais cela ne peut aboutir ensuite.

     Je reste la saison entière des commandes tout l’été 2001 jusqu’aux plantations d’automne.

     Mon dossier d’installation avançant, je choisis de faire 6 mois à trois endroits différents pour en apprendre encore davantage, concrètement. (3*2mois)

 

 

Des expériences enrichissantes

    Je commence en janvier à la pépinière FIlipi à Mèze Chez Olivier et Clara Filipi puis en juin ; c’est vraiment passionnant, tous ces noms de plantes à enregistrer, la diversité….c’est magnifique.

     Je note toutes les plantes qui pourraient se plaire sur les Causses du Quercy afin de les développer dans le futur et venir compléter ma gamme de mes champs d’iris…C’est fabuleux.

     En compagnie des employés nous pratiquons boutures, divisions empotages…

     J’ai la chance d’aller à la foire de Bormes les Mimosas avec Olivier et admirer tous ces stands de pépiniéristes collectionneurs que je ne connaissais pas encore !

     Après un court répits à désherber les iris d’Escamps, me voilà partie en Mars et Avril pour la Drôme dans une ferme en culture biologique avec des chèvres et des cultures de plantes aromatiques, lavandes, menthes, calendula…

      Ce stage fut très intéressant tant au plan humain que technique. J’ai beaucoup appris grâce à Yan Smit mon maître de stage aussi professeur à l’école de Nyons, et pleins d’autres fermes autour, car ils pratiquaient beaucoup l’entraide, ainsi, j’ai pu voir beaucoup de choses au niveau de la culture des plantes aromatiques, leur propri étés…C’était vraiment passionnant, et j’ai beaucoup de notes au cas où un jour je me décide de me lancer dans la culture des plantes médicinales !

     Je passe évidement mon mois de Mai à Escamps où mes iris en fleurs m’attendent puis repars en juin faire le deuxième mois à Mèze avec la plus de floraison à observer.

     L’été est occupé à mes commandes d’iris et plantations, divisions avant de repartir pour septembre et octobre au dernier stage dans le Vaucluse, chez M. Jean Luc Daneyrolles. C’est une ferme en culture biologique qui cultives des légumes avec une magnifique et impressionnantes variétés de tomates et pleins de légumes méconnus, très originaux, on récolte les graines  et il y a aussi une partie pépinière avec de nombreuses plantes bien solide au froid et au sec…comme sur les Causses du Quercy !

     Il y a parfois d’autres stagiaires et de nombreuses personnes, Jean Luc est très passionné et plein de savoir à partager et c’est vraiment encore un stage très instructif.

     Ce n’est pas très pratique de se loger en tente, surtout lorsque il y a des orages méditerranéens avec risques que le camping soit innondé...

 

Une rencontre déterminante

     Mais un autre jeune en stage d’installation propose de m’accueillir chez ses parents afin d’être au sec….et c’est Frédéric Prévot !! Lui cultive alors des plantes de terrains secs et adaptées au froid car il fait très froid et sec dans le Lubéron tout comme dans le Quercy, avec une passion bien marquée pour les Sauges.

     Notre rencontre forme rapidement une union forte et nos installations se transforment en une installation iris plus plantes de terrains secs pour débuter, conseillés par la chambre d’agriculture du Lot. Nous décidons de nous installer en effet dans le lot où il y a un potentiel de terres familiales, et une maison. Frédéric achète un tunnel et nous déménageons donc les plantes de Frédéric du Vaucluse jusqu’au Lot et plantons les premières plantes pour tester l’hiver 2002.

     Nous récoltons quelques truffes cette année là avant de préparer le printemps où les visites se font de plus en plus importantes grâce au bouche à oreille, les champs d’iris attirent beaucoup de monde, il y a la télévision qui se déplace, et c’est l’occasion de faire connaître les nouvelles plantes.

     Après avoir bouclé le dossier l’entreprise débute officiellement au printemps 2004.

Nous adhérons bientôt à l’aspeco. 

 

Une collection de sauges

     En 2006, nous décidons d’acheter la pépinière de Marie Fournier, pépinière de sauges, Frédéric a alors 30 ans et moi 25 ans. Le déménagement avec quelques tunnels, chauffages se fait, car il y a une partie de la collection des sauges, gélive. Cette partie de collection est d’ailleurs difficile à commercialiser car nous n’habitons pas proche d’un région à climat doux…

     Nous abandonnons petit à petit cette partie de collection et ainsi limitons la consommation de chauffage de serre, mais Frédéric développe la collection de sauges rustiques et botanique. Nous héritons par la même occasion de nouvelles entrées sur de célèbres foires au plantes qui nous a beaucoup aidé à développer l’installation.

     Avec la « crise », la clientèle locale se stabilise et les foires aux plantes stagnent voire baissent dans l’ensemble, il est essentiel de développer le côté internet de la pépinière et la vente par correspondance en hausse dans la société.

     Nous adhérons aux associations "Plantes Web" et "Plantes et Cultures".

     Nous voyageons en Espagne, en Crète, en Turquie, au Sud Est de la France, en Italie pour trouver de nouvelles espèces de plantes.